Émilie Allard est artiste et poète et vit et travaille à Montréal. 
Elle s’intéresse au langage, à sa consistance, à sa saveur visuelle et à sa fonction structurante, ainsi qu’à l’inconscient, tous deux en tant qu’organes invisibles et évolutifs du corps. Elle s’intéresse également aux mouvements complexes de la psyché qui sous-tendent les dynamiques relationnelles, sculpture invisible entre les vivants; au corps; aux textures des états; au deuil et à la sépulture. Elle questionne la durée possible des états, leur caractère transperçant, inscriptible dans le corps et dans la mémoire; les degrés variables de la conscience; l’absorption du et par langage; l’impact de l’émission de la pensée; le mécanisme continu du deuil et en ce sens, l’art en tant que sépulture du vivant. La représentation du langage et de l’inscription de celui-ci dans le corps vécu et imaginé au moyen de la sculpture, de la vidéo, de la photographie, du dessin et de l’écriture, est au centre de sa recherche artistique; le discours psychanalytique et la poésie constituent ses principales références et inspirations.
En plus de son travail personnel, elle collabore avec les milieux de la danse et de la littérature et agit en tant qu’artiste visuelle et designer graphique au sein du collectif des Eaux de roche qui par l’exploration de voix féminines de la poésie tente la remise en sensations du texte par le mouvement, la réécriture et le visuel.
Ce travail personnel et collaboratif a fait l’objet de diffusions à plusieurs occasions dans des galeries et dans des festivals.